Jérémy Fournié
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07/10/09

Through the Looking-Glass



20/07/09

Art Brussels 2010 aerophagics contemporary art gallery

19/07/09

aerophagics contemporary art gallery is up and coming


07/07/09

Karim Darwish vs Gregory Gaultier


























(performance de Gustavo Riego & Jérémy Fournié)

L’art comme tout marché à l’heure actuelle est devenu une compétition à l’échelle mondiale. C’est un marché qui génère des revenus qui sont exponentielles. En 2007 pour la septième année consécutive le marché de l’art annonce une montée générale des prix. Aujourd’hui être artiste signifie être aussi doué dans les domaines de la bourse et de la communication.
Les artistes jusqu’au milieu du siècle passé était vecteur de richesse, de pouvoir et d’image de marque pour les capitales mondiales. Aujourd’hui les artistes sont remplacés par les sportifs. Ces sportifs qui bénéficient d’une renommée et d’une couverture publicitaire à faire pâlir un Damien Hirst. Ce sont eux les nouveaux faire valoir des villes ; aujourd’hui quand on pense à Barcelone, c’est à son club de foot et non à la Sagrada de Gaudi que nous vient la première référence culturelle. Ces artistes des ballons ronds, ovales, et autres palais, raquettes, et jeux de jambes sont les vrais artistes contemporains des industries culturelles de masse.

Le fait de faire une salle de squash dans une vitrine et d’y jouer un match est pour nous le fait de révéler un paradoxe de nos société actuelle. Pourquoi l’artiste plasticien est-il reléguer dans les bas fond de la société alors que le moindre joueur de balle est un modèle de réussite pour les populations.
Puisque tout le monde se targue à dire que les sportifs sont de vrais artistes alors pourquoi les artistes ne joueraient-ils pas avec une balle ?.
Les premières performances dans ce sens ont eux lieux à Berlin et Bruxelles. Mais nous étions à ce moment là dans un registre de questionnement de l’espace public et de sa prise de parole face à des affichages publicitaires.

Cette fois ci nous voulions retrouver les gestes et mouvements qui font tant saliver des milliards de personnes, trouver la coordination entre l’énergie vitale et la psychée qui animent le corps de l’artiste, qui constituent le moteur, la ressource et le sens du travail. Ce dépassement de soi permet d’atteindre un état euphorique et pulsionnel. C’est là que le résultat obtenu est un témoignage du corps en vie, en action et en mouvement dans l'instant.

aerophagics contemporary art gallery















‘Quand un secteur économique est perturbé ou troublé, la confusion s’installe dans son système de valeurs. Le modèle économique en vigueur depuis cent ans en Europe comme dans les Amériques est un ‘produit’, filtré par la galerie, proposé au collectionneurs et aux institutions, commenté dans des magazines financés en partie par les galeries, puis charrié vers la machinerie universitaire qui fixe « l’histoire » et garantit ainsi, comme le font les banques, la valeur des avoirs déposés dans son principal entrepôt, le musée. L’histoire de l’art en fin de compte, c’est de l’argent. C’est pourquoi nous n’avons pas l’art que nous méritons, mais l’art pour lequel nous payons. Ce système confortable est demeuré pratiquement incontesté par le personnage clé sur lequel il repose : l’artiste.’

Brian O’Doherty, ‘Inside the White cube’ 1977





aerophagics contemporary est un projet lié à une prise de conscience vis-à-vis de Facebook. Ce réseau social où le ‘moi je’ de l’ego peut se façonner et se partager pleinement au travers de photos, du champ ‘exprimez vous’ et d’invitations. La richesse du profil se calculant aux nombres d’amis. A la base, je suis un utilisateur lambda de ce réseau, mais au fil du temps, je me suis aperçu que bons nombres d’artistes, d’amateurs, de marchands, de collectionneurs et de critiques d’art s’y trouvaient. Chacun promouvant son statut au travers de profils, de groupes, de fan pages. Tout cela produisant un flux d’ (de non) informations narcissiques et confuses. Il n’en reste pas moins que ces flux font naître un sentiment d’appartenance, créant des interactions sociales indispensables à la vie.

Le marché de l’art est basé sur l’exclusion mais au travers de Facebook chaque artiste, amateur, marchand, collectionneur, critique d’art peut choisir de devenir ‘ami’ de tels artistes, amateurs, marchands, collectionneurs, critiques d’art, galeries, institutions, musées (ayant une notoriété sur le marché de l'art) via une demande d’ajout à leur liste d’amis. Tout cela contribuant à entretenir fortement ce sentiment illusoire d’appartenance au monde du marché de l’art. aerophagics contemporary est tout aussi illusoire mais pour certaines personnes cette galerie existe puisqu’elle est sur Facebook. De plus certaines de ces personnes se sont rendues chez aerophagics contemporary , elles ont vu l’autocollant et l’exposition du collectif Interstice Collective, et même quelques-unes se sont renseignées sur les modalités pour exposer chez aerophagics contemporary. Ceci prouve que cette galerie existe puisqu’elle fait des expositions et diffuse des artistes. Elle produit un lieu qui tant à devenir un cadre de référence pour le marché de l’art.

Pour qu’une œuvre d’art soit considérée en temps que telle, il faut qu’elle soit exposée dans une galerie, être reproduite dans les magazines spécialisés, et être soumise à la critique. Un profil Facebook tel que celui d’aerophagics contemporary art peut promouvoir une œuvre d’art à son statut puisque :

1) Elle est une galerie (puisque un lieu dénommé comme tel existe).

2) Via son profil Facebook elle s’adresse à un public spécialisé dans le monde de l’art.

3) Via la parution de ces publications photographiques et écrites (toujours sur Facebook) elle soumet les expositions qu’elle présente à la critique.

aerophagics contemporary est un mirage sur le marché de l’art, puisqu’elle propose uniquement le feedback d’une tendance actuelle, où le miroir Facebook avec sa surface auto-réfléchissante crée des perspectives trompeuses.

Disconnected

15/04/09

Lightbox 100x70 cm à la Residence d'artiste